

GREEN SOUL, une nouvelle photo dans l’Xposition de Michel AKRICH
Green Soul s’inscrit comme une respiration nouvelle au sein de la collection « Le flou n’est pas une idée abstraite », et plus précisément dans la série « Écouter, c’est voir avec le cœur ». Cette photographie prolonge une recherche sensible où « Le regard ne cherche plus à identifier, mais à ressentir ». Ici, le flou devient une zone d’accueil : « un espace où l’image se fait émotion avant d’être représentation ».
La figure humaine, à peine discernable, semble émerger d’un bain de vert lumineux, presque organique. Elle n’est ni totalement présente, ni totalement absente. Elle apparaît comme une âme en mouvement, traversée par la lumière, dissoute dans la couleur. Le corps ne s’impose pas : il se laisse traverser, effleuré par des strates de lumière et de vibration. « Le visage se dérobe, le geste se fond, comme si l’essentiel ne devait pas être vu mais perçu intérieurement ».
Le vert omniprésent, n’est pas ici un simple choix chromatique. Il agit comme une fréquence. Couleur de la vie, de la régénération, du souffle, il enveloppe la scène d’une énergie presque spirituelle. Ce vert n’est pas décoratif ; il est vivant. Il palpite, il respire, il dialogue avec le flou pour créer une sensation immersive. « Le regardeur n’observe pas l’image à distance : il y entre lentement ».
Dans « Écouter, c’est voir avec le cœur », Green Soul ne se regarde pas seulement : elle s’écoute. Les traînées lumineuses, les vibrations diffuses, les superpositions de formes évoquent un rythme intérieur, une pulsation sourde. « L’image semble porter un son silencieux, un murmure, une résonance intime qui appelle à l’attention et au ralentissement ».
Le flou, loin d’effacer le sujet, il le protège. Il agit comme un voile, un seuil entre le visible et l’invisible. Ce qui compte n’est pas ce que l’on reconnaît, mais ce que l’on ressent face à cette présence fragile et vibrante. Green Soul devient alors une métaphore : celle de l’âme humaine, mouvante, insaisissable, traversée par des forces qui la dépassent.
En intégrant cette œuvre à la collection « Le flou n’est pas une idée abstraite », Michel Akrich affirme une fois encore que le flou n’est pas une perte d’information, mais plutôt un gain de sens. « Green Soul invite à une expérience intime, où voir, écouter et ressentir ne font plus qu’un ».

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