« Le flou n’est pas une erreur, ni un défaut, même pas une concession. Il est un choix, une position, un langage «
Michel Akrich
Quelle est la source de votre création ?
Mon inspiration, c’est le flou. C’est un révélateur d’états intérieurs, une manière d’habiter le temps autrement. Il est ce qui se dérobe au contrôle, ce qui échappe à la netteté du réel pour mieux en révéler la porosité. Il trouble la perception pour ouvrir un espace de ressenti, de doute, de silence ou de surgissement. Le flou est parfois doux, presque pictural, et parfois il peut être heurté, secoué, dissocié. Tantôt liquide et vaporeux, tantôt fragmentaire, il invite à regarder au-delà de la forme, à accepter l’instabilité comme source féconde. Cette collection photographie les frontières, non pas pour les figer, mais pour les faire vibrer. Ainsi les séries photographik qui composent cette collection, se lisent comme des variations ou bien encore, comme des chapitres d’un même voyage
Comment a-t-elle était conçue ?
La collection « Le flou n’est pas une idée abstraite » réunit plusieurs séries photographiques autonomes et néanmoins liées par une même obsession : sonder les territoires mouvants de la perception. Le flou, ici, est une matière à penser, un outil plastique et sensible qui interroge notre rapport au visible. Chaque série explore un seuil : celui entre présence et absence, entre mouvement et fixité, entre souvenir et oubli, entre rêve et réalité. Chaque série est accompagnée d’une note d’intention, où l’acte photographique est pensé comme une pratique poétique et contemplative.
D’autres séries existent et d’autres encore enrichiront cette collection comme autant de manières d’aborder le trouble, l’invisible, ou l’indicible. Le flou devient alors un espace d’hospitalité pour ce que l’on ne sait pas encore nommer.
